Les protestants dans le Cantal

Bref Historique

Dès 1548, un groupe de huguenots est présent à Aurillac.

En 1561, Guy de Morange originaire du Cantal, pasteur formé à Genève, arrive à Aurillac. Certains textes nous le décrivent comme un «homme de qualité et de zèle singulier». Sous son ministère la réforme fait de rapides progrès et le 27 juin 1561, Guy de Morange peut écrire à Calvin : «En cette ville, l’Eglise avance merveilleusement et compte sept à huit cent personnes et cent soixante familles». Aurillac comptait alors entre trois mille cinq cent et quatre mille habitants.

En septembre 1561, quelques catholiques ultra prétendent enrayer les progrès de la réforme et ce sont alors deux années de persécutions et d’exactions diverses que subissent les réformés, fort heureusement arrêtées sur un ordre de Charles IX en 1563.

De 1561 à 1569, les protestants se maintiennent tant bien que mal à Aurillac. Trois consuls de la ville sont cités comme réformés, Jean Solery un médecin, Antoine Jaulhac et Géraud Boissadel.

En 1569, des troupes protestantes venant du sud-ouest envahissent la ville et y opèrent certaines destructions. En 1581, de nouveaux affrontements ont lieu, mais la ville se libère du siège des protestants. Une chapelle, construite dans une des tours de la porte d’Aurinque, commémore cette libération. Il semblerait que dès cette époque un grand nombre de protestants ait déjà quitté la ville d’Aurillac, emportant avec eux leur savoir-faire, leurs richesses, leur instruction.

En 1670, on ne compte plus que deux cent cinquante protestants dans le Cantal. En 1815 ils ne sont que quinze.

Depuis 1561 et le pasteur Guy de Morange, le Cantal a compté peu de pasteurs.

Depuis 1995, la paroisse n’a plus de pasteur officiel mais reste vivante par la participation active de ses membres à l’organisation des cultes et de la catéchèse et à la visite des malades et des prisonniers.

 

Les protestants aujourd’hui

NOUVEAU  !

Le document qui vous est proposé est la retranscription du témoignage de Britta et Frieder, qui lors d’un culte à leur domicile, nous ont présenté un diapora retraçant leur investissement dans l’association « Mémoire(s) et déportation du Cantal ». C’est avec émotion que nous avons découvert qu’ils y consacraient beaucoup d’énergie. Il nous a semblé important de faire connaître l’histoire de la ville martyr de Murat et des Muratais déportés, ignorée de beaucoup d’entre nous.

Comme Benoît PARRET, son président, le souligne « Britta et Frieder contribuent, avec toute l’humilité qui les caractérise, à transmettre et donner sens à notre engagement pour ne pas oublier et travailler à une réconciliation gage de paix. Ils sont un soutien précieux ».

Nous sommes heureux de partager leur témoignage avec vous. Le document est disponible en PDF via le lien Britta & Frieder EISELE – Présentation photos 18.05.2025

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